Les premiers travaux sont engagés
Où en est le chantier ?

Consultation du public achevée, démantèlement de l’installation Tri’Sac, premières interventions sur le terrain… Ces dernières semaines ont marqué une étape importante pour le futur Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) Valo’Loire. Tour d’horizon des opérations engagées, des défis à venir et des équipes mobilisées pour accompagner cette transformation.
Les premiers travaux sont engagés
Après plusieurs années d’études et de préparation, le chantier de Valo’Loire franchit une nouvelle étape. Sur le site de la Prairie de Mauves, les premiers travaux sont désormais engagés afin d’accueillir le futur centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD), destiné à remplacer les installations actuelles.
La construction du futur CTVD, qui permettra d’assurer le traitement et la valorisation énergétique des déchets du territoire pour les prochaines décennies, est entrée dans sa phase concrète. Ce chantier d’ampleur est mené par Valo’Loire (filiale de Séché Environnement), qui a confié la conception-construction à Paprec Engineering.
« Les premières opérations visent à préparer l’organisation du chantier et à dégager les emprises nécessaires aux futures phases de travaux », explique Delphine Teffo, responsable du service traitement et valorisation. Entre mi-février et début mars, l’ancien centre de tri, de la Prairie de Mauves situé à côté de la déchèterie, a ainsi été démoli. Le mois de mai a ensuite marqué une nouvelle avancée avec le démantèlement de l’installation Tri’Sac, arrêtée depuis un an. Au-delà des opérations de démolition, plusieurs adaptations ont également été réalisées afin de prendre en compte les contraintes du site et de préserver son environnement. « Certains aménagements ont ainsi été revus afin de préserver une haie présente sur le site et la biodiversité qui y a été recensée », précise Clémence Legay, cheffe de projet CTVD, à la direction déchets. La fermeture de la rue Vulcain le 13 avril et la mise à disposition d’une sortie sur l’emprise du site de l’OPC d’Etier quelques jours plus tard ont notamment permis de réorganiser les accès et les circulations. Les travaux préparatoires se poursuivront jusqu’à la fin de l’été. Les opérations de génie civil devraient donc démarrer dès septembre. L’un des enjeux sera désormais de faire cohabiter les activités du site avec un chantier appelé à monter progressivement en puissance.
Les premières étapes du chantier



Faire cohabiter chantier et exploitation
Interview de Florent Blond, responsable du chantier Valo’Loire, Florent revient sur les défis d’un projet qui doit permettre de construire le futur équipement tout en maintenant l’activité actuelle de Valo’Loire.
En quoi consiste concrètement votre mission ?
« Mon rôle est de représenter la maîtrise d’ouvrage sur le terrain et de faire le lien entre les différents acteurs du projet. Nantes Métropole est le donneur d’ordre, Paprec Engineering assure la conception et la construction du futur équipement et de nombreuses entreprises interviennent également sur le chantier. Mon travail consiste à coordonner l’ensemble de ces intervenants pour garantir le bon déroulement de l’opération. »
« Construire le futur équipement sur la même emprise foncière. »
Quel est la particularité de ce chantier ?
« Le défi est de maintenir la continuité de service (traitement des déchets et valorisation énergétique) tout en construisant le futur équipement sur la même emprise foncière. Pour y parvenir, nous devons isoler au maximum les zones de chantier et les zones d’exploitation. Toute la phase actuelle vise justement à créer cette séparation : dévoiement des réseaux, création de nouveaux accès, mise en place d’un chantier clos… Ce sont des opérations peu visibles mais essentielles pour la suite. Au-delà du maintien de l’activité, nous travaillons sur un site où les espaces disponibles sont limités. Sur les plans, cela ne saute pas toujours aux yeux, mais la réalité est tout autre lorsque les entreprises et les engins arrivent sur le terrain. »
Où en est l’avancée du chantier ?
« Les premières étapes du chantier se déroulent comme prévu. Aujourd’hui, une cinquantaine de personnes interviennent déjà sur le chantier. Au plus fort des travaux, à partir de 2028, plus de 200 personnes seront mobilisées simultanément, avec des pics pouvant atteindre près de 300 compagnons. Toute la difficulté consiste à organiser cette montée en puissance tout en garantissant la sécurité de chacun et la continuité de l’exploitation. »
Rédaction : Grégory Marolleau